PRESIDENTIELLES 2011 AU BENIN : QUELLES CHANCES POUR ADRIEN HOUNGBEDJI ?

Publié le par Gillos de SOUZA

       adrien-houngbedji1Présomptueux candidat de l’opposition, Adrien HOUNGBEDJI est en lice pour la course à la magistrature suprême de son pays. Agé de 69 ans, l’homme est à son cinquième coup seulement que l’année 2011 reste celle de la dernière chance pour lui dans son rêve de se voir un jour apporter sa contribution à sa patrie le Bénin eu égard à l’article 44 de la constitution béninoise du 11 Décembre 1990. Au vue de la situation politique actuelle, l’on peut aisément se demander si l’infatigable avocat de formation peut jouir du fruit de la démocratie dont il a participé à la concrétisation.

 

 

        « Vouloir c’est pouvoir » dit-on. Et ce, Maître Adrien HOUNGBEDJI entend le prouver à tous ceux qui ont de nobles ambitions dans la vie. Pouvoir se relever après un échec est bien l’exemple que le vétéran de la politique béninoise a su donner à la jeune génération au Bénin. Ainsi, après ses quatre tentatives qui se sont révélées vaines, l’homme a su rallier des cordes à son arc. Sur son chemin, il a également su bien montré à la face du monde qu’il n’y a pas humble que lui. D’abord en allant présenter ses félicitations à Boni YAYI en 2006 après sa défaite contre ce dernier, Adrien HOUNGBEDJI a ensuite pu se faire pardonner son erreur politique de 1996 par l’ancien président Nicéphore SOGLO à travers une séance publique de présentation d’excuses puisque relayée par une armada de presse locale et internationale.

           Cette fois-ci pour sa dernière tentative le candidat Adrien HOUNGBEDJI n’est plus le candidat de son parti unique, le PRD. Il incarne plutôt ténacité et la détermination d’une très ambitieuse opposition. En effet, c’est pour la première fois au Bénin que l’on assiste à un regroupement de plusieurs partis de l’opposition en vue d’une participation aux échéances électorales. Ledit regroupement, composé de plusieurs partis politiques des ténors de la vie politique béninoise est un cercle dans lequel on retrouve des Partis tels que la RB de Nicéphore SOGLO, le PRD son propre parti, le MADEP de Séfou FAGBOHOUN, FORCE CLES de Lazare SEHOUETO, le PSD de Bruno AMOUSSOU et quelques autres groupes partisans. Le nom donné à cette alliance est « L’UNION FAIT LA NATION » (UN).

        Après avoir réussi à se faire désigner comme candidat unique de l’Union fait la Nation, Adrien HOUNGBEDJI compte s’appuyer sur la région Sud du pays, une région plus ou moins peuplée vu les différents centres économique qui s’y trouvent. Ayant reçu le soutien de tous les ténors de l’UN, le candidat unique croit fortement en ses chances. S’il a tout seul réussi à réunir 25% des voix contre 35% pour Boni YAYI à l’issu du premier tour des élections en 2006, il  peut compter sur les milliers de voix que peuvent lui drainer sa coalition.  Par contre, il ne peut compter au second tour sur Abdoulaye Bio TCHANE le surnommé ABT, candidat outsider de ces élections puisqu’originaire du Nord tout comme Boni YAYI. Mais le contraire, c’est-à-dire un report des voix pour Adrien HOUNGBEDJI de la part d’ABT donnerait du coup la victoire au candidat unique de l’Union fait la Nation.

        Malgré les grincements de dents autour du caractère régionaliste de l’UN, Adrien HOUNGBEDJI et l’opposition béninoise entendent bien donner une leçon à toutes les oppositions du monde et en particulier aux oppositions africaines et ils ont de fortes raisons d’y croire. Pourvu qu’ils arrivent à montrer que l’union peut vraiment faire la nation, rien que par les urnes.

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