ELECTIONS 2011 AU BENIN : POUR LA SAUVEGARDE DE LA PAIX, ADRIEN HOUNGBEDJI ET BONI YAYI SONT OUVERTS AU DIALOGUE

Publié le par Gillos de SOUZA

 

            HOUNGBEDJI ET YAYI

            A moins de trois semaines de la nouvelle date retenue pour la tenue du premier tour des élections au Bénin, le consensus autour la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) n’est toujours pas de mise. Au contraire, cette liste est la source d’un flou total au sein de la population béninoise et fait l’objet de critiques de la part de l’opposition portée par l’Union fait la Nation. Cependant, l’Union fait la Nation (UN) à travers le président Bruno AMOUSSOU et Adrien HOUNGBEDJI est unanimes sur l’ouverture d’un dialogue pouvant permettre d’apaiser la tension qui règne actuellement dans le pays. Ils l’ont fait savoir durant cette semaine.

 

            Le Mardi 15 Février dernier, l’Union fait la Nation a organisé une conférence de presse au siège de VIDOLE à Cotonou. En sa qualité de président, c’est à Bruno AMOUSSOU qu’il est revenu de faire face aux hommes des médias. Ainsi, en prenant la parole, Bruno AMOUSSOU n’a pas hésité à étaler les insuffisances qu’il dit liées à l’établissement de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) en cours de réalisation par la Mission Indépendante pour le Recensement Approfondi (MIRENA) appuyé par une Commission Politique de Supervision présidée par l’honorable Arifari BAKO. En effet, selon Bruno AMOUSSOU, la LEPI en cours de réalisation n’est pas une LEPI crédible car les trois phases devant conduire à sa parfaite réussite ont été jonchées d’irrégularités. De la cartographie censitaire à l’enregistrement des citoyens âgés de plus de 12 ans en passant par le recensement de ceux de plus de 8 ans, le président Bruno AMOUSSOU estime que les choses ont été très mal exécutées puisqu’elles ont été faites dans l’obstination et la précipitation. Une situation qui selon l’Union fait la Nation fait que la liste électorale écarte 1.390.544 Béninois du fichier électoral et prive 365.000 Béninois de leur droit de vote, situation que la CPS ne peut pas expliquer selon Bruno AMOUSSOU. Devant toutes ces anomalies notés dans le processus, il ajouta que l’Union fait la Nation n’était pas en son temps restée les bras croisés.  Ainsi a-t-il rappelé les nombreuses démarches entreprises vers la Cour Constitutionnelle.  A cet effet, il affirma que l’Union fait la Nation était allé jusqu’à proposer la conception d’une autre liste électorale qui servirait à sauver les meubles au cas où la LEPI ne serait pas prête, une proposition qui selon ce dernier a été simplement rejetée par la Cour constitutionnelle. De ce fait Bruno AMOUSSOU n’a pas manqué de proclamer la responsabilité de la Cour Constitutionnelle dans l’imbroglio que vivent les Béninois à quelques jours de la date fixée pour les élections, mettant également en garde la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) contre les dérives que pourrait entraîner l’usage de cette LEPI qui lui sera livrée dans quelques jours.

         Pour sortir de cette impasse, Bruno AMOUSSOU pense que la voix du dialogue est la mieux indiquée. Ainsi souhaita-t-il la tenue une rencontre entre tous les acteurs politiques du pays ainsi que la société civile avant que le pays n’aille aux élections. Cette rencontre selon le président Bruno AMOUSSOU permettra de prendre des mesures impérieuses pour l’organisation des élections dans un climat de paix et dans la transparence. Dans ce dessein affirma-t-il : « On a le temps de se réunir pendant 2 heures, pas plus ! pour régler les problèmes qui se posent… »

        Au lendemain de la sortie de l’Union fait la Nation à travers son président Bruno, ce fut au tour candidat unique de ladite union  de s’exprimer sur le climat politique préélectoral du Bénin devant un parterre de journalistes locaux et étrangers. Abordant dans le même sens que Bruno AMOUSSOU, Maître Adrien HOUNGBEDJI a souhaité la tenue d’une table ronde afin de discuter sur les nombreuses préoccupations liées aux élections présidentielle prochaines. Partant de cette volonté de dialoguer avec ses protagonistes, Adrien HOUNGBEDJI a fait des propositions constructives allant dans le sens d’un consensus autour de la LEPI et une bonne organisation des élections. Ses propositions se résument en six points :

1-Prendre en compte les exclus de la liste électorale telle qu’elle se présente actuellement ;

2-Présenter la liste des électeurs par bureau de vote. ;

3-Afficher la liste des électeurs sur les lieux de vote au moins cinq jours avant le jour du scrutin afin de permettre aux citoyens de ne pas errer le jour du vote à la recherche de leurs noms ;

4-Maintenir et au besoin accroître le nombre de bureaux de vote par rapport aux scrutins antérieurs afin de limiter les déplacements des électeurs ;

5-Achever la délivrance des cartes d’électeurs au moins cinq jours avant la date du vote ;

6-Sécuriser les résultats des votes par la prise de dispositions appropriées.

        Ainsi, Adrien HOUNGBEDJI tout comme Bruno AMOUSSOU ont par leurs sorties montré à la face du monde leur entière disponibilité à aller à la table de dialogue pour ne pas conduire le Bénin dans les grabuges qui ne feront que ternir l’image du Bénin en portant gravement atteinte à la paix jusque là perpétuée par le peuple béninois.

         Il faut noter que ces propos sont venus rejoindre ceux tenus par le Chef de l’Etat, Boni YAYI, dans ces appels à la paix illustrés dans ses discours lors de ses tournées de prises de contact avec les populations. En démontrent ses propos en substance tenus à Tchatchou Lundi dernier face à la communauté Peuhl de ladite localité : « Assoyons-nous pour harmoniser les points de vue… ».

         On peut alors dire que les deux camps, c’est-à-dire la mouvance menée par le Président sortant le Docteur Boni YAYI et l’opposition épaulée par son candidat unique Maître Adrien HOUNGBEDJI mesurent bien les graves menaces qui pèsent sut la paix au Bénin en cette période électorale et sont donc ouverts à un dialogue en vue d’un consensus.

         Pourvu que les deux parties joignent l’acte à la parole afin de conquérir la préservation de la paix chèrement acquise à travers la Conférence Nationale, sans oublier le respect de la constitution qui passe par l’organisation à bonne date des élections, car le peuple béninois n’est pas un peuple expérimenté en « trouble ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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